Rick Rothschild: Capitán EO – Ayer, hoy y siempre… == Rick Rothschild : Captain EO – Yesterday, Today & Forever… (Entrevista por MJ Data Bank)

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Rick Rothschild : Captain EO – Yesterday, Today & Forever…

Rick Rothschild: EO capitán – Ayer, hoy y siempre…

Impensable de voir revenir un Capitaine sans que son vaisseau ne soit inspecté et examiné par son équipe de maintenance attitrée. Rick Rothschild connait bien l’univers de Captain EO. Il faisait partie de l’équipe en charge du projet en 1985. En 1978, il rejoint le département Disney Imagineering (la cellule de savants fous derrière la magie des attractions des parcs à thèmes). Après son départ à la retraite l’an passé, Rick cède aux appels de ses anciens patrons et collègues qui lui proposent de revenir en tant que consultant. Sa mission – et il a accepté de la remplir – est de préparer le décollage de Captain EO version 2010, de la Californie au Japon sans oublier Disneyland Paris. De passage sur le parc français pour superviser l’installation de l’attraction à Ciné Magique, Rick s’est posé pour remonter le temps jusqu’aux années 1985-86, à l’époque où Captain EO s’apprêtait à atterrir pour la première fois devant les visiteurs de Disneyworld et de Disneyland. Rencontre en 3D avec un Imagénieur vraiment original.

Impensable para el regreso de un capitán que su barco no sea inspeccionado y examinado por su propio equipo de mantenimiento. Rick Rothschild conoce bien el mundo de EO. Fue parte del equipo encargado del proyecto en 1985. En 1978, se unió al Departamento de Disney Imagineering (la célula de científicos locos detrás de la magia de las atracciones del parque temático). Después de su retiro el año pasado, Rick se rinde a los llamados de sus ex jefes y colegas que le sugieren volver como un consultor. Su misión – y que haya aceptado llenarlo – es el preparar el lanzamiento de la versión 2010 de Captain EO, desde California a Japón sin olvidar Disneyland París. Repercusión de la flota francesa para supervisar la instalación de la atracción de Cine Mágico, a Rick se le pidió que se remontara en el tiempo al año 1985-86, en el momento en que el Captain EO estaba preparando para visitar a la tierra por primera vez en Disney World y Disneyland. Reencontrarse en 3D con un Imagineers verdaderamente original.

Richard Lecocq : Comment est né le projet Captain EO ?

Richard Lecocq: ¿Cómo surgió el proyecto Captain EO?

Rick Rothschild : L’idée de Captain EO est née à l’époque où Disney a vu arriver ses nouveaux dirigeants, Franck Wells & Michael Eisner. Eisner avait gardé des contacts avec Paramount où il avait travaillé pendant 8 ans. Il connaissait George Lucas et ce dernier était déjà familier de l’univers et de la politique de Disney avant la mise en route de EO. Mais je dois dire que l’arrivée de Michael Eisner a rendu cette connexion encore plus évidente. Sans oublier la connexion naturelle entre Michael Jackson et Disney : j’ai toujours su que Michael était un grand fan de Walt Disney et de ses parcs à thèmes. Cela ressemblait à l’assemblage naturel et évident d’une Dream Team.

Rick Rothschild: La idea del capitán EO nació en la época en que Disney ha visto llegar cómo sus nuevos líderes a Frank Wells y Michael Eisner. Eisner había mantenido en contacto con Paramount, donde había trabajado durante 8 años. Él sabía que George Lucas ya estaba familiarizado con el universo y la política de Disney antes del comienzo del Capitán EO. Pero debo decir que la llegada de Michael Eisner hizo esta conexión aún más evidente. Por no hablar de la conexión natural entre Michael Jackson y Disney: Siempre supe que Michael era un gran fan de Walt Disney y sus parques temáticos. Era como un montaje natural y un obvio ‘Dream Team’.

RL : Comment le personnage et le thème du film ont été créés ?

RL: ¿Cómo el personaje y el tema de la película fue creado?

RR : Un jour, Michael Eisner s’est rendu dans les locaux des ingénieurs créatifs, appelés Imagénieurs chez Disney. Il nous a formulé la demande suivante : “Dites-moi ce que vous feriez si vous deviez combiner les talents de George Lucas et de Michael Jackson en les associant d’une façon ou d’une autre à la technologie 3D”. Voila le défi qu’il nous a lancé au départ. Puis avant de partir, il a ajouté : “Je repasse vous voir dans une semaine” (Rires). Nous avions 7 jours pour trouver quelque chose. Nous avons travaillé sur plusieurs idées pour en retenir 3 au final. La première abordait l’intérêt de Michael pour les parcs à thèmes. L’idée était de le montrer seul dans le parc après les heures d’ouverture. Il se serait promené avant d’être absorbé par une des attractions, celle des Pirates des Caraïbes par exemple. La seconde possibilité a beaucoup de points communs avec la troisième. Ces deux concepts avaient presque le même scénario. Ils reposaient sur cette idée que les pouvoirs de la musique de Michael pouvaient changer les choses. Le second projet se déroulait dans un décor proche de celui d’un conte de fées, et correspondait plus à l’ambiance de Fantasyland qu’à celle de Tomorrowland, où l’attraction allait être installée. Michael devait se rendre sur une planète gelée, plongée dans le froid, pour combattre une Reine de Glace. Il aurait joué le rôle d’un personnage mythique accompagné d’un groupe de personnages assez proches de Peter Pan… Un peu comme des elfes. Dans le dernier scénario, Michael prend les traits d’un homme des l’espace armé de sa musique. L’action se déroule dans le futur. Tout l’univers de science-fiction que nous pouvions créer et développer autour de cette idée était idéal pour George Lucas et Michael Jackson. C’était intéressant de voir Michael évoluer dans une telle ambiance. On a couché ces trois pistes sur papier avec des dessins de travail et quelques planches de storyboard. Toutes les personnes à qui nous avons présenté ces trois idées en interne, que ce soit Michael Eisner ou les autres, penchaient pour l’histoire de cet homme de l’espace. Nous avons ensuite rencontré George Lucas et lui avons soumis nos idées. Il a lui aussi voté pour la troisième. La semaine suivante, nous avons rencontré Michael Jackson. Je lui ai présenté nos travaux, et il était également emballé par cette dernière histoire et pensait qu’elle avait plus de sens. Tout le monde suivait la même route.

RR: Un día, Michael Eisner, visitó los locales de los ingenieros creativos, llamados Imagineers de Disney. Y nos hizo la siguiente petición: “Diganme lo que haría si tuvieran que combinar los talentos de George Lucas y Michael Jackson para que participen en una u otra manera en la tecnología 3D. Ese es el desafío que nos lanzaron desde el principio. Luego antes de salir, añadió: “Los espero en una semana” (Risas). Tuvimos siete días para encontrar algo. Hemos trabajado en varias ideas para mantener las tres últimos. El primero se acercaba a Michael por el interés de los parques temáticos. La idea era mostrarlo sólo en el parque después de horas. Él habría caminado antes de ser absorbido por una de las atracciones, los Piratas del Caribe, por ejemplo. La segunda posibilidad tiene mucho en común con el tercero. Estos dos conceptos eran casi el mismo escenario. Se basaban en la idea de que los poderes de la música de Michael podrían cambiar las cosas. El segundo proyecto se llevó a cabo en un entorno similar a la de un cuento de hadas, y más bien responde a la atmósfera de Fantasyland Tomorrowland, donde la atracción se fuera a instalar. Michael tenía que ir a un planeta congelado, se hundió en el frío, para luchar contra una reina del hielo. Él habría desempeñado el papel de una figura mítica con un grupo de personas lo suficientemente cerca de Peter Pan… Un poco como los elfos. En este último escenario, Michael es representado como un hombre en el espacio armado con su música. La acción tiene lugar en el futuro. Todo el universo de la ciencia ficción que podríamos crear y desarrollar alrededor de esta idea era perfecta para George Lucas y Michael Jackson. Fue interesante observar a Michael en ese ambiente. Dibujamos tres bocetos en papel con dibujos y storyboards de trabajo en tablas. Todas las personas a las que  presentamos estas tres ideas internamente, si Michael Eisner o el otro, se inclinaron sobre la historia del hombre en el espacio. Luego nos reunimos con George Lucas y sus ideas fueron presentadas. También votaron a favor de la tercera. A la semana siguiente nos encontramos con Michael Jackson. Presentamos nuestro trabajo, y  estaba entusiasmado también por esa historia y pensé que tenía más sentido. Todos seguían la misma ruta.

RL : Comment Francis Ford Coppola a rejoint cette équipe de choc ?

RL: ¿Cómo Francis Ford Coppola se unió al equipo?

RR : Michael Eisner voulait réunir le meilleur de Hollywood sur ce projet. En plus de George Lucas et de Michael Jackson, Francis Ford Coppola fut l’un des premiers à être engagé sur ce film. Il était bien entendu déjà très célèbre en tant que metteur en scène à cette époque. Mais au début de sa carrière il avait également réalisé La vallée du Bonheur, une comédie musicale avec Fred Astaire et Petula Clark (C’est à l’occasion de ce tournage que Lucas et Coppola font connaissance, NDLR). Comme il venait d’une famille de musiciens, il avait cette sensibilité qui nous semblait indispensable au projet. Non seulement il était un grand réalisateur, mais il collait parfaitement au job et il était enchanté d’y participer.

RR: Michael Eisner quería combinar lo mejor de Hollywood en este proyecto. Además de George Lucas y Michael Jackson, de Francis Ford Coppola fue uno de los primeros en ser contratados para esta película. Por supuesto, era ya famoso como director en ese momento. Pero al principio de su carrera, también hizo El Valle de la Alegría, un musical con Fred Astaire y Petula Clark (Fue en esta película que Lucas y Coppola son conscientes, NDLE). Como él provenía de una familia musical, él tenía esta sensibilidad que parecía indispensable para el proyecto. No sólo era un gran director, sino que hizo perfectamente el trabajo y que estaba encantado de participar.

RL : Et quelle a été l’implication de George Lucas dans Captain EO ?

RL: ¿Y cuál fue la participación de George Lucas en Captain EO?

RR : George était le producteur exécutif et il ne voulait pas réaliser le film. Il a suggéré le nom de Francis Ford Coppola. Et d’ailleurs je me rappelle avoir discuté avec lui vers la fin des ces longs 18 mois de préparation. C’était trois jours avant l’ouverture de l’attraction. Je lui ai demandé ce qu’il avait pensé du tournage. Il m’a répondu : “Personne ne pouvait imaginer qu’un film de 20 minutes demanderait autant d’efforts qu’un film de deux heures. Travailler sur Captain EO a demandé la même charge de travail que celle fournie pour un film classique”. Et il avait raison.

RR: George fue el productor ejecutivo y no hizo la película. Propuso el nombre de Francis Ford Coppola. Y además, lo recuerdo discutiendo con él hacia el final de esos largos 18 meses de preparación. Fue tres días antes de la apertura de la atracción. Le pregunté qué pensaba de la fotografía. Él dijo: “Nadie podía imaginar que una película de 20 minutos que requiriera más esfuerzo que una película de dos horas. El trabajo sobre Captain EO ha solicitado una carga de trabajo igual a la requerida por un clásico de cine” . Y tenía razón.

RL : Le but était de réunir les meilleurs talents dans leurs domaines respectifs…

RL: El objetivo era reunir a los mejores talentos en sus respectivos campos …

RR : Si vous regardez les effets spéciaux dans le film, ils sont aussi nombreux que ceux inclus dans le premier Star Wars. Sans oublier toute la complexité de filmer en 3D. George Lucas a réuni un tas de personnes d’horizons différents comme Rusty Lemorande qui était alors un jeune auteur et producteur. Il a participé activement à l’écriture du script. L’autre jour j’ai fouillé dans mes archives pour préparer le retour de l’attraction. J’ai retrouvé des planches de storyboard et je me suis souvenu du jour où George était venu me parler d’un jeune artiste qui travaillait dessus. Il était impressionné par son travail. Ce jeune homme avait été engagé par George sur un autre projet, mais il lui a demandé de rejoindre l’équipe de EO pour nous permettre de tenir les délais. Ce dessinateur n’est autre que Brad Bird, qui depuis a rejoint Pixar et a réalisé Les Indestructibles et Ratatouille (Rires). A l’époque c’était un jeune dessinateur qui débutait dans le métier. Les décors et les costumes du designer anglais John Napier furent très importants. A l’époque, John avait travaillé sur Cats et venait juste de créer les costumes de Starlight Express. Et je pense que Michael Jackson avait beaucoup aimé ses textures et ses costumes. John est sculpteur de formation, et cela se ressent dans son travail. Il n’avait jamais mis les pieds dans les locaux de Disney Imagineering auparavant. Il est venu et nous nous sommes présentés. Nous avons vite compris que lui et nous avions des points communs, car en plus de créer des costumes, il concevait également des décors. Au départ, il n’avait pas été embauché pour travailler sur ces derniers, mais, comme nous, il était très sensible à la dimension théâtrale du projet. En travaillant avec lui, nous avons développé des idées qui ont permis au film de devenir une expérience inédite capable d’emmener les spectateurs là où ils n’étaient encore jamais allés. John nous a fait comprendre qu’il fallait travailler sur des éléments qui dépasseraient le simple cadre du film. Nous avons présenté le fruit de ce travail à Michael Eisner et Jeffrey Katzenberg. Ils nous ont donné leur feu vert et nous avons pu continuer dans cette direction pendant les 14 mois suivants.

RR: Si nos fijamos en los efectos especiales en el cine, que son tan numerosos como los incluidos en el original de Star Wars. Sin olvidar la complejidad de la película en 3D. George Lucas reunió un grupo de personas de diferentes orígenes como Rusty Lemorande que era entonces un joven escritor y productor. Él ha participado activamente en la escritura del guión. El otro día miré a través de mis archivos para prepararme para el retorno de la atracción. Encontré algunos consejos storyboard y recordé el día en que George vino a mí y me habló acerca de un joven artista que trabajó en el. Quedó impresionado por su trabajo. Este joven había sido contratado por George en otro proyecto, pero pidió que se uniera al equipo de EO para que nos permita cumplir los plazos. Este artista no es otro que Brad Bird, quien desde entonces se unió a Pixar y ha hecho The Incredibles y Ratatouille (Risas). En ese momento era un joven artista que comenzaba en el negocio. Los decorados y el vestuario por el diseñador inglés John Napier, fue muy importante. En ese momento, John había trabajado en Cats y acababa de crear el vestuario de Starlight Express. Y creo que Michael Jackson había disfrutado de sus texturas y trajes. John es un escultor de profesión, y se demuestra en su obra. Nunca había puesto un pie en los locales de Disney Imagineering antes. Él vino y nos presentamos. Pronto nos dimos cuenta de que él y que había un terreno común, porque además de crear el vestuario  diseñó la escenografía también. Al principio, él no fue contratado para trabajar en ello, pero, como nosotros, era muy sensible a la dimensión teatral del proyecto. Al trabajar con él, hemos desarrollado ideas que han ayudado a convertir a la película una experiencia única que puede llevar a la audiencia a donde nunca habían ido. John nos hizo darnos cuenta la necesidad de trabajar sobre los elementos que van más allá del simple marco de la película. Hemos presentado los resultados de este trabajo a Michael Eisner y Jeffrey Katzenberg. Nos dieron la luz verde y pudimos continuar en esta dirección durante los 14 meses.

RL : La séquence où les membres de l’équipage se transforment en instruments de musique a été réalisée par Will Vinton et sa célèbre technique Claymation…

RL: La secuencia en la que los miembros de la tripulación se transforman en instrumentos de música está producida por Will Vinton técnico de Animación en Plastilina y su famoso …

RR : Captain EO a joué un grand rôle dans la renaissance de la 3D. Si l’on regarde où nous en sommes aujourd’hui et là où nous en étions avant Captain EO, on se rend compte que c’était la première fois qu’une histoire et un axe narratif étaient utilisés dans un film 3D. Disney avait produit des projets 3D pour Epcot quelques années plus tôt, mais c’était beaucoup plus conceptuel. Les effets spéciaux créés par ordinateur tels que nous les connaissons aujourd’hui n’existaient pas à l’époque. Nous n’avons pas réellement inventé de nouvelles techniques pour les réaliser. Compte tenu des délais assez courts, nous avons pioché dans celles qui existaient déjà et les avons adaptées. La séquence où les membres de l’équipage se transforment en instruments de musique a effectivement été filmée en Claymation. Elle a été plus simple à tourner que d’autres scènes. Toutes les étincelles ainsi que les explosions et les lasers présents dans le film ont été dessinés à la main. Il n’y a aucun ordinateur derrière tout ça. De plus, il fallait que ces effets fonctionnent en 3D. Pour rendre ces scènes crédibles, pas moins de 200 personnes ont travaillé pendant près de 6 mois.

RR: Captain EO ha jugado un papel importante en el renacimiento del 3D. Si nos fijamos en dónde estamos hoy y donde estábamos antes de Captain EO, nos damos cuenta de que ésta era la primera vez que una historia narrativa y un pin se hayan utilizado en una película 3D. Disney había producido un proyecto 3D para Epcot unos años antes, pero era mucho más conceptual. Los efectos especiales creados por ordenador como los conocemos hoy no existían en ese momento. No hemos inventado nuevas técnicas para su realización. Dada lo relativamente breve que eran, excavamos en los ya existentes y los adaptamos. La secuencia en la que los miembros de la tripulación se transforman en instrumentos de la música estaba en realidad filmada en Claymation. Fue más fácil a su vez que otras escenas. Todas las chispas y explosiones y rayos láser en la película fueron dibujadas a mano. No hay equipos detrás de ellas. Por otra parte, era necesario que estos efectos se trabajaran en 3D. Para hacer las escenas creíbles, no menos de 200 personas han trabajado durante casi seis meses.

RL : James Horner a composé la musique de Captain EO. Etait-il la premier sur la liste ?

RL: James Horner compuso la música para el Capitán EO. ¿Era él el primero en la lista?

RR : James Horner est arrivé naturellement dans l’équipe. James et Michael ont très vite compris que le film allait associer la musique à la 3D, et que la bande son devait servir les effets spéciaux et visuels qui ponctuent l’histoire.

RR: James Horner llegó de forma natural al equipo. James y Michael se dieron cuenta de que la película implicaría la música 3D, y la banda sonora serviría a los efectos especiales y visuales que destacan la historia.

RL : Parlons un peu du nom EO, qui vient du grec et veut dire l’aube…

RL: Vamos a hablar de el nombre de EO, que proviene del griego y significa el amanecer …

RR : EO vient de EOS, la déesse de l’Aube. George et Rusty ont eu l’idée de développer cette image de personnage mythique qui apporte la lumière dans un monde plongé dans l’obscurité. Ils ont cherché l’équivalent du mot aube en grec. C’est ainsi que ce personnage masculin, EO, est né.

RR: EO viene de EOS, la diosa de la Aurora. George y Rusty tenían la idea de desarrollar esta imagen de la figura mítica que trae la luz en un mundo sumido en la oscuridad. Buscaron el equivalente de la palabra madrugada griega. Así, este personaje masculino, EO, había nacido.

RL : Michael Jackson a composé deux chansons pour Captain EO : We Are Here To Change The World et Another Part Of Me. Quelle chanson est arrivée en premier?

RL: Michael Jackson compuso dos canciones para el Capitán EO: “We are here to change the world” y “Another part of me”  (“Estamos aquí para cambiar el mundo” y “otra parte de mí”)  ¿Qué canción fue primero?

RR : Michael avait écrit We Are Here To Change The World spécialement pour le film. C’est le slogan de Captain EO. Il avait également travaillé sur plusieurs autres chansons qui ont pour la plupart atterri sur l’album BAD. Il venait d’enregistrer une première version d’Another Part Of Me et il pensait que ce titre collait au film tout en assurant la transition avec les chansons qu’il allait sortir par la suite.

RR: Michael escribió “Estamos aquí para cambiar el mundo especialmente para la película”. Es el lema del capitán EO. Había trabajado también en varias otras canciones que han aterrizado en su mayor parte en el álbum Bad. Se había grabado recientemente una primera versión de “Otra parte de mí”, y él pensó que el título de la película se acoplaba a la vez que proporciona la transición con las canciones que iba a salir después.

RL : Quand on regarde le film de façon attentive, on peut remarquer certaines “différences” d’un plan à l’autre. A un moment, la veste de Michael est ouverte avant d’être miraculeusement fermée le plan d’après. Pouvez-vous nous parler un peu de ces aléas du montage ?

RL: Cuando vemos la película con tanto cuidado, se pueden notar algunas “diferencias” de un plano a otro. En un momento dado, la chaqueta de Michael está milagrosamente abierta antes de ser cerrada después de plano. ¿Nos puedes contar un poco sobre estos los riesgos de la edición?

RR : Ah oui, d’ailleurs, Fuzzball est mon préféré : un coup il est là, puis il disparaît… Le montage est toujours une étape intéressante. Plus on regarde un film, plus on remarque ces moments assez cocasses.  Nous avions plusieurs contraintes : le tournage en 3D, un planning assez serré, sans oublier la nécessité de placer Fuzball dans certaines scènes tout en gardant l’action au premier plan. En fait le montage fonctionne plutôt bien, car ce n’est qu’au second ou troisième visionnage que l’on commence à se dire : “attends une minute, je viens de voir quelque chose là….” (Rires). Ces “détails” sont présents dans beaucoup de films. Une bonne réalisation et un bon montage doivent être capables de focaliser l’attention du spectateur sur l’action principale.

RR: Sí, en efecto, Fuzzball es mi favorito: repente él está allí, entonces desaparece… La edición siempre es una etapa interesante. Cuanto más ves una película, más se notan estos momentos bastante cómicos. Tuvimos una serie de limitaciones: el rodaje en 3D, un horario bastante apretado, sin olvidar la necesidad de colocar a Fuzball en algunas escenas, manteniendo la acción en primer plano. De hecho, el set funciona bastante bien porque no fue sino hasta la segunda o tercera visión que uno empieza a preguntarse: “Espera un minuto, acabo de ver algo allí…” (Risas). Estos “detalles” están presentes en muchas películas. Un buen logro y un ajuste perfecto debe ser capaz de centrar la atención del espectador en la acción principal.

RL : Captain EO multiplie les clins d’œil aussi bien à Star Wars, qu’à Alien. A quel point ces oeuvres, mais aussi d’autres, ont influencé votre équipe dans la création des personnages et des décors ?

RL: Captain EO multiplica guiños tanto de Star Wars como de Alien solamente. ¿Hasta qué punto estas otras obras, sino también, han influido en su equipo en la creación de personajes y escenarios?

RR : La plupart des membres de l’équipage ont été créés pendant la première semaine de travail, notamment Hooter. Nous avions également déjà pensé aux personnages qui devaient se transformer en instruments de musique. Les Imagénieurs les ont conçus, et Rick Baker (également responsables du loup garou et des zombies de Thriller, NDLR) les a portés à maturité pendant la réalisation du film. Les artistes sont souvent influencés par leurs pairs. Les réalisateurs s’influencent entre eux. Il est vrai qu’Alien fut une des références qui a servi à imaginer le monde dans lequel évolue les personnages. Il s’agissait de créer un univers sombre et oppressant. L’un des premiers dessins en noir et blanc rendait bien compte d’un monde où la consommation avait pris le dessus et était devenu folle. Il y a d’autres moments dans l’histoire où les gens regardent le monde qui les entoure. C’est le cas avec les années 30 où la technologie avançait au point de défigurer le monde.

RR: La mayoría de los miembros de la tripulación se han creado durante la primera semana de trabajo, incluyendo Hooter. También teníamos pensado que los personajes se transformaran en instrumentos musicales.  Los Imagineers los han diseñado, y Rick Baker (también responsable del hombre lobo y zombies de Thriller, NDLR) ha sacado a la madurez durante la película. Los artistas son a menudo influenciados por sus pares. Los directores que influyen sobre ellos. Es cierto Alien fue una referencia que ha servido para imaginar un mundo en el que los personajes evolucionan. Se trataba de crear uno sombrío y opresivo. Uno de los primeros dibujos en blanco y negro era una cuenta exacta de un mundo donde el consumo se había hecho cargo y se habían convertido en locos. Hay momentos en la historia cuando la gente mira el mundo que les rodea. Este es el caso de los años 30 cuando la tecnología avanzó hasta el punto de desfigurar el mundo.

RL : Pouvez-vous nous raconter une histoire qui vous a marqué pendant le tournage ?

RL: ¿Nos puedes contar una historia que te haya impactado durante la filmación?

RR : Je me souviens de deux choses. Le jour où j’ai présenté l’histoire à Michael Jackson, j’essayais de lui résumer le concept de cette homme venu de l’espace avec sa musique. J’ai littéralement terminé ma présentation en lui disant : “Ton personnage apporte la couleur à un monde qui en est dépourvu”. Et je me suis rendu compte du double sens du mot couleur en anglais. Les noirs ont longtemps été appelés “personnes de couleur” aux Etats-Unis. Mais je n’avais absolument pas pensé à cela. Je parlais vraiment de cet arc-en-ciel de couleurs inondant un monde sans couleurs. Je me suis rendu compte de ce double sens au moment où j’ai commencé à expliquer mon idée. Et je me souviens que Michael s’est mis à me regarder avec cet air qui montrait qu’il avait bien saisi ce double sens. Je me rappelle également que, pendant toute cette période, une grande cohésion régnait au sein de l’équipe. J’ai été heureux de voir à quel point tous les participants ont su rester soudés. Chacun apportait ses idées. La division des Imagénieurs de Disney et l’équipe de tournage ont travaillé main dans la main. Et cela se vérifie dans le résultat final.

RR: Yo recuerdo dos cosas. El día que le presenté la historia a Michael Jackson, yo estaba tratando de resumir el concepto de este hombre desde el espacio exterior con su música. Yo, literalmente, terminé mi presentación diciendo: “Tu personaje le da color a un mundo que no lo tiene. Y me di cuenta del doble sentido del “color” en Inglés. Los negros han sido durante mucho tiempo llamados “la gente de color” en los Estados Unidos. Pero yo no tenía absolutamente ninguna idea de eso. Me habló de este arco iris de colores inundando un mundo sin color. Me di cuenta del doble sentido cuando empecé a explicar mi idea. Y recuerdo que Michael comenzó a mirarme con esa mirada que demostraba que había comprendido plenamente este doble sentido. También recuerdo que durante este período, prevaleció en un equipo cohesivo. Tuve el placer de ver cómo todos los participantes fuimos capaces de mantenernos unidos. Cada uno llevó sus ideas. La división de la Imagineers Disney y el equipo trabajaron de la mano. Y esto puede verificarse en el resultado final.

RL : Que pouvons-nous attendre pour le retour de Captain EO à Disneyland Paris?

RL: ¿Qué podemos esperar para el regreso del capitán EO en Disneyland Paris?

RR : Mon but est de raviver l’esprit de Captain EO, avec les sensations ressenties par le public à l’époque. Nous avons pu utiliser la structure mise en place pour l’attraction précédente, Chérie j’ai rétréci le public. Nous avons la chance de pouvoir utiliser le “motion floor” (plancher animé qui réagit aux effets spéciaux du film, NDLR), ce qui permet aux spectateurs de se projeter encore plus dans l’histoire et d’être touchés physiquement par la puissance de la musique. Nous n’avions pas pu réaliser cela à l’époque et je pense que ces nouveautés nous donnent l’occasion de recréer la magie originale du film à Disneyland Paris et dans les autres parcs à thèmes.

RR: Mi objetivo es hacer revivir el espíritu del capitán EO, con las sensaciones que siente el público en el momento. Hemos utilizado la estructura creada para la atracción anterior, Querida, encogí a la Audiencia. Tenemos la suerte de ser capaces de utilizar el movimiento piso “(Piso animado que reacciona con los efectos especiales de la película), que permite a los espectadores a proyectarse más en la historia y verse afectados físicamente por el poder de música. No habíamos podido hacer esto en el momento y creo que estas innovaciones nos dan la oportunidad de recrear la magia de la película en Disneyland París y los otros parques temáticos.

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MJ DATA BANK

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Este… ¡Bueno! Ya que había terminado de elaborar mi “intento de traducción” de esta entrevista…  :S  (No hablo francés… Si entiendo poco… Pero no todo… Hice mi mejor esfuerzo), me dí cuenta de que Xtarlight & Mpenziwe La tradujeron también aquí:

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Entrevista al Imageneer Rick Rothschild sobre la vuelta de Captain Eo

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Así que sugiero leer esta traducción también… Por si acaso cometí algún error… Espero que no… O si así fue, espero que no sea tan importante :S

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Bueno, reitero que sugiero leer esta traducción también, “Sólo por si acaso”…

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Author: GiselaMJJ

Acerca de Gisela MJJ Aún sin "la última lágrima..." Aunque la realidad es que: "...Tu y yo nunca estaremos separados. Es solo una ilusión. Forjada por las mágicas lentes de la percepción..." MJ

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1 Comment

  1. Hola Gise!!

    Comenzare por decir que tu traducción me parece bastante buena 🙂

    Sobre Capitán EO ooohh me encanta el significado del nombre. A mi parecer, más que el sentido de la película refleja, también, la esencia de Mike, el poder dar luz, esperanza, en esos momentos en los que parece que la felicidad esta perdida.

    Es una excelente entrevista, ya antes nos habías traído algo escrito por un tercero, al equipo de realización, que indago acerca de como se hizo, y varios de estos datos ya los conocíamos. Sin encambio poder leerlo de alguien que estuvo realmente involucrado en el proyecto le da una cierta emoción a todo esto :D, La experiencia que narra acerca de decirle a Michael aquello de ser una persona de color suena bastante graciosa, más si nos situamos en los 80’s cuando había (ammm… había?) una aguda distinción entre blancos y negros en E.U. las cosas podrían tomar u sentido más serio, aún así creo que intención de la palabra sigue prevaleciendo.

    Me encantaría a mi también que Capitán EO se presente en México, como dices, que lleguen a un buen negocio. La historia inicial, el trabajo inicial (maquillaje, vestuario, coreografía, etc) aunado a las tecnologías de ahora debe dar como resultado una proyección de fantástica calidad.

    Por cierto, aun no termino de creerme que el proyecto les haya costado tanto dinero y trabajo, es impresionante, pero bueno, muy en mi opinión personal, el resultado lo ha valido.

    Mis mejores deseos… Jack

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